Mon envie de contribuer au monde m'a amenée à devenir animatrice dès l'âge de 16 ans. Cet élan de curiosité s'est très vite transformé en une vocation à vouloir proposer un modèle différent. En effet, j'ai très vite ressenti un malaise qui s’installait : sans être en capacité de poser des mots , je ressentais ce que l'on appelle aujourd'hui les violences ordinaires de l’éducation.
C’est avec cette soif de transformation que j’ai poussé les portes de la Faculté de Psychologie. Parallèlement pendant plusieurs années, j’ai erré d’associations en projets, cherchant désespérément un modèle respectueux des besoins de l’enfant. Ne le trouvant pas, j’ai choisi de devenir directrice pour expérimenter, des modèles plus coopératifs et vivants. Dans ces espaces, j’ai souvent ressenti un lien instinctif et privilégié avec les enfants dits « difficiles » ou " différents" ; ils semblaient reconnaître en moi la figure sécurisante dont ils avaient besoin, et je les reconnaissais en retour.
Le tournant de la pleine présence
Ma rencontre avec les Éclaireurs de la Nature (EDLN) a été une révélation. Ce mouvement de scoutisme, axé sur la pleine présence, a radicalement ancré ma vision de l'existence. J’y expérimentais pour la première fois un cadre professionnel bienveillant, sans rouages de domination, je pu enfin faire l'expérience de ce respect et de cette vision de l' humanité que je cherchais desespérement depuis bientôt 10 ans. Nous apprenions ensemble, à travers l'action et l'entraide , tout en étant initié à l'écoute du corps.
À cette époque, j'avais à peine conscience d'avoir un corps. Je n’étais « qu’un cerveau » avide de connaissances, cherchant à comprendre le monde. Je sautais de projet en projet, à l’affût du moindre apprentissage, dans une agitation mentale permanente. C’est lors de ma première retraite de silence que j’ai pris conscience de la violence de ce tumulte intérieur. J’ai alors posé une intention : cheminer vers la paix.
L'immobilité forcée et l'éveil du corps
La vie m’a exaucée d'une manière inattendue : la maladie s’est déclarée, m’imposant l’immobilité. Ce ralentissement forcé m’a poussée à entamer une école de sophrologie pour renouer avec ce corps dont je m’étais dissociée. Ce fut le début d’un grand voyage existentiel qui m’a menée jusqu’en Inde et au Népal, explorant les processus d’éveil à travers le bouddhisme, le yoga et la méditation.
À mon retour, malgré quatre années de faculté et mon diplôme de sophrologue, je sentais qu'il manquait une pièce au puzzle. Comprendre ne suffisait pas à guérir les mémoires inscrites dans la chair. Je me suis alors plongée dans l’étude de la régulation du système nerveux et de la libération émotionnelle.
La découverte qui a tout changé
C’est au bout de ce tumultueux chemin vers la résilience que j’ai enfin mis un mot sur mon propre mystère, la neuroatypie.
Cette découverte a changé ma vie. En mettant des mots sur mes fonctionnements, j'ai enfin compris ce qui me distinguait des autres, je n’étais pas « un problème à résoudre ». Ce que je percevais autrefois comme quelque chose à changer est devenu un fonctionnement à écouter et à respecter. J'ai arrêté de lutter contre ma nature et j'ai compris que mes différences étaient des d'atouts pour contribuer à un monde plus humain.
Aujourd'hui, mon accompagnement est le fruit de ces épreuves et de ces renaissances. Je vous propose un espace sécurisant pour qu'à votre tour, vous puissiez cesser de lutter contre vous-même et commencer à vous déployer.
Mon parcours en tant que sophrologue certifiée RNCP & thérapeute psycho-corporel.
De la quête de sens à la conquête d une paix intérieure.

« Il n'est pas un signe de bonne santé mentale d'être bien adapté à une société profondément malade. »
Jiddu Krishnamurti


